Ce matin, la neige : Musique et Théâtre, une affaire qui roule !

Le 04 décembre dernier, nous étions invités par Le Moulin du Roc a interviewer l’équipe artistique de la pièce « Ce matin la neige » et a assister ensuite à la représentation. Un spectacle faisant la part belle au théâtre et à la musique. C’est ce lien entre ces deux arts que nous avons tenu à interroger. Rencontre avec Alain Fritsch, metteur en scène à la Compagnie La Chaloupe et Guillaume Grosbard, violoncelliste. 

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Sound Reporters : (pour Alain FritschEst-ce la première fois que vous faites intervenir un musicien dans une de vos pièces ?

Alain Fritsch, metteur en scène : Non ce n’est pas la première fois car je pense que la musique est un bon élément, qui se marie bien avec le théâtre.

Sound Reporters : (pour Guillaume Grosbard) Aviez vous déjà collaboré avec d’autres artistes ?

Guillaume Grosbard, violoncelliste : Oui, j’avais fait des spectacles avec des danseurs et des DJ mais jamais sur une pièce de théâtre.

Sound Reporters : Comment vous est venue l’idée de travailler avec un violoncelliste sur ce spectacle ?

Alain Fritsch : Dès le départ, j’avais l’envie d’avoir un/une violoncelliste car le violoncelle reproduit le son de la voix humaine, il transmet aussi des caresses et il peut également crier.

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Alain Fritsch, Metteur en scène Compagnie La Chaloupe

Sound Reporters : Pensez-vous renouveler ce type de collaborations à l’avenir ? 

Alain Fritsch : Oui pourquoi pas, pour l’instant je n’ai pas d’idées précises en tête, mais l’occasion va probablement se représenter et je suis ouvert à toutes les disciplines.

Sound Reporters : Avec quels autres instruments aimeriez-vous travailler ?

Alain Fritsch : Ça dépend complètement du spectacle. J’ai fais des spectacles avec des  instruments à vent, de la guitare électrique, de l’accordéon, et aussi tout simplement avec la voix. Je n’ai pas encore utilisé le Beatbox mais ça pourrait être sympa.

Sound Reporters : Y a-t-il un thème récurrent que vous aimez traiter dans vos pièces ?

Alain Fritsch : Pourvu que ça raconte une histoire, qu’il y ait une forme d’engagement. Un spectacle est fait pour raconter une histoire, mais aussi pour faire réfléchir les gens. C’est bien de défendre une cause, d’être engager vis à vis d’un public, défendre des problèmes sociétaux, actuels ou non. « Ce matin, la neige » se passe pendant la guerre et pourtant il y a forcément un lien avec l’actualité, on parle ici des réfugiés. Et c’est un problème dont on entend parler tous les jours dans les médias et j’aime rappeler à la population qu’on a été capable d’accueillir dans nos régions des réfugiés et que c’est encore possible maintenant.

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Alain Fritsch, Metteur en scène Compagnie La Chaloupe

Sound Reporters : Lors de la création de votre compagnie en 1983, pensiez-vous déjà créer des liens avec la musique ?

Alain Fritsch : Oui, j’adore la musique, je travail souvent avec, c’est un élément très présent chez moi, il y a des chaînes, des tournes-disques, même si ça n’existe quasiment plus ! (Rires) Même si je n’en ai jamais fait personnellement.

Sound Reporters : Pensez-vous un jour faire appel au chant ?

Alain Fritsch : Pourquoi pas ! Mais pas en ce moment car je suis a fond dans « Ce matin, la neige ».

Guillaume Grosbard : Ça ne sera pas avec moi en tout cas ! (Rires)

Alain Fritsch : On pourrait peut-être faire un blind-test ?

Guillaume Grosbard :  Au moins il n’y a pas besoin de chanter !

Alain Fritsch : J’ai mis en scène des chorales avec des amateurs, comme je le disais, je suis ouvert à toutes les techniques musicales mais ce n’est pas dans mes projets actuels.

Sound Reporters : Avec quelles autres disciplines artistiques aimeriez-vous collaborer ?

Guillaume Grosbard : Toutes ! Comme le disait Alain, c’est dans l’air du temps et je pense que c’est une bonne chose, c’est bien de se mélanger pour s’assembler et défendre un message. Il y a plein de domaines artistiques très différents et on essaye tous de faire la même chose ! Alors autant le faire ensemble.

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Guillaume Grosbard, Violoncelliste

Sound Reporters : Comment travaillez-vous la composition pour le théâtre ? En quoi est-ce différent de la composition musicale habituelle ?

Guillaume Grosbard : C’est une bonne question car je ne sais pas ce qu’est la composition musicale « habituelle ». Je n’ai javais vraiment « composé » à proprement parlé, à part pour cette pièce. J’improvise beaucoup et à force d’improvisations, ça donne naissance à une chanson. Pour composer, on a fait ça de manière assez drôle, on a fait deux semaines de blind-test, et j’ai choisi des accords très difficiles à reconnaître dans mes impros comme  le générique d’Hélène et les garçons ou encore du ACDC.

Sound Reporters : Quelle chanson avez-vous honte d’écouter ou écoutez-vous en cachette ? 

Alain Fritsch : En général, je n’ai pas honte de ce que j’écoute, j’essaie de convaincre les gens que ça me plaît et que ce n’est pas ringard. J’adore défendre le chanteur Christophe par exemple, et je préfère vraiment ses chansons maintenant à celles qu’il faisait à ses débuts.

Guillaume Grosbard : Je dirai  East 17, un des tout premiers « Boys Band », les paroles ne voulaient rien dire mais c’était en anglais donc personne ne comprenait !

Interview réalisée par Mélinda & Romain
Photo : Enzo N.

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